Gagner un revenu complémentaire grâce à une activité complémentaire : est-ce possible ?
Mais est-ce vraiment aussi simple ? Faut-il payer des impôts sur ces revenus ? Et cette activité implique-t-elle la tenue d’une comptabilité en bonne et due forme ? On vous explique tout.
Désolé de casser le mythe, mais percevoir des revenus totalement non imposés n’est pas possible. Cependant, si vous gagnez occasionnellement un peu d’argent grâce à votre hobby, vous ne devrez pas en reverser la moitié au fisc. Les activités occasionnelles sans caractère professionnel peuvent être déclarées dans votre déclaration d’impôts sous la rubrique « Revenus divers ». Ces revenus complémentaires seront alors taxés à 33 %. Plutôt raisonnable, non ?
Activités occasionnelles sans caractère professionnel : comment ça marche ?
Pour bénéficier du taux réduit de 33 %, vos activités doivent répondre à certains critères :
- Vous ne gagnez de l’argent avec votre hobby que de temps en temps.
- L’activité indépendante n’a pas de caractère professionnel (pas de régularité ou d’organisation structurée).
Si vous ne respectez pas ces conditions, il y a de fortes chances que le fisc vous considère comme indépendant à titre complémentaire, avec toutes les obligations qui en découlent : paiement des cotisations sociales et tenue d’une comptabilité.
Comme vous l’avez vu plus haut, il est essentiel de distinguer si vos revenus complémentaires sont occasionnels ou réguliers. Le caractère « régulier » d’une activité indépendante dépend de plusieurs critères. Les autorités fiscales et la sécurité sociale examinent notamment :
- la fréquence de vos ventes ;
- l’intervalle entre les ventes ;
- l’utilisation de sites web ou de réseaux sociaux pour attirer des clients.
Si vous gagnez régulièrement de l’argent avec votre hobby, cela sera considéré comme une activité à titre complémentaire par le fisc. Vous devrez alors :
- Vous inscrire comme indépendant auprès de la BCE et demander un numéro d’entreprise.
- Adhérer à une caisse d’assurances sociales.
- Ajouter les revenus de votre activité à titre complémentaire à votre revenu net professionnel lors de la déclaration fiscale. Malheureusement, ces revenus sont souvent imposés dans une tranche supérieure.
💡 Vous hésitez sur la catégorie de vos activités ? Mieux vaut demander conseil à un comptable ou à un expert-comptable.
On ne peut pas lancer son activité complémentaire sans remplir certaines conditions. Vous devez répondre à l’un de ces critères :
- Vous avez déjà un emploi
Vous devez exercer une activité salariée principale. Cela signifie que vous :- êtes ouvrier ou employé avec au moins 50 % d’un temps plein.
- êtes fonctionnaire avec au moins 50 % d’un temps plein, l’activité indépendante doit durer au moins 8 mois ou 200 jours, et vous avez l’accord explicite de votre employeur pour votre activité complémentaire.
- êtes enseignant avec au moins 60 % en poste fixe ou 50 % en CDD.
- êtes intérimaire et travaillez au moins 235 heures par trimestre, avec inscription comme salarié le premier et le dernier jour du mois.
- Vous percevez une allocation de maladie ou d’invalidité
Vous pouvez démarrer votre activité complémentaire tout en conservant cette allocation si :
- l’incapacité de travail provient d’un emploi salarié d’au moins 50 %
ET - vous avez l’accord du médecin-conseil
ET - l’allocation de maladie ou d’invalidité équivaut au minimum à la pension d’un indépendant isolé.
- Vous êtes demandeur d’emploi
Même avec une allocation de chômage, vous pouvez démarrer votre activité complémentaire. C’est toujours possible dans le secteur artistique. Dans les autres secteurs, c’est possible pendant 12 mois avec maintien de l’allocation via la . - Vous percevez une allocation de remplacement de revenus ou une pension
- Si vous bénéficiez d’une allocation de remplacement de revenus, vous pouvez exercer une activité complémentaire tant que les revenus restent limités. Contactez votre caisse d’assurances sociales pour en savoir plus.
- Vous pouvez également démarrer une activité complémentaire en étant pensionné (attention, les prépensionnés ne peuvent en principe pas cumuler de revenus complémentaires !) Le montant que vous pouvez gagner dépend de votre situation. La VLAIO propose un très bon guide pratique à ce sujet.
💡 Vous ne remplissez aucune de ces conditions ? Dans ce cas, vous pouvez bien évidemment être indépendant, mais à titre principal, et non pas à titre complémentaire.
L’obligation de facturer la TVA dépend de votre chiffre d’affaires annuel.
Vous réalisez un chiffre d’affaires jusqu’à 25 000 € par an ?
Dans ce cas, vous pouvez bénéficier du régime de franchise de la TVA et ne devez pas la facturer. C’est un avantage, car vous pouvez ainsi proposer des prix plus attractifs.
Votre chiffre d’affaires annuel dépasse 25 000 € ?
Vous devez alors facturer la TVA à vos clients et la reverser chaque trimestre à l’administration fiscale. Bonne nouvelle : la TVA payée sur vos achats professionnels est récupérable lors de la déclaration, ce qui compense une partie de vos coûts.
Si vous êtes assujetti à la TVA, vous devez activer votre numéro d’entreprise en tant que numéro de TVA auprès du SPF Finances.
💡Dès que vous êtes assujetti à la TVA, il est essentiel d’établir vos factures correctement. Pour les indépendants à titre complémentaire, Dexxter est conçu pour faciliter la facturation. En plus, Dexxter vous garantit la conformité à la législation sur la facturation électronique via Peppol dès 2026.
Comme évoqué plus haut, la fiscalité des revenus complémentaires dans le cadre d’une activité complémentaire est moins avantageuse que pour les gains occasionnels. En effet, ces revenus s’ajoutent à votre revenu net professionnel, ce qui les fait souvent grimper dans une tranche d’imposition supérieure. L’avantage ? Vous gagnez souvent plus et plus régulièrement, ce qui vous laisse finalement un revenu net supérieur.
Autre avantage : si vous êtes assujetti à la TVA, vous pouvez déduire la TVA sur tous vos achats professionnels. Une économie non négligeable.
Bien sûr, le but est de payer le moins d’impôts possible. Voici trois conseils pour optimiser vos revenus complémentaires :
- Réalisez des dépenses professionnelles
On ne parle pas ici du nouveau canapé pour le salon, mais de vraies dépenses liées à votre activité : matériel, espace de travail, frais de déplacement, outils… Toutes ces dépenses sont déductibles et réduisent votre revenu imposable. - Informez-vous sur les déductions fiscales professionnelles
Cela complète le point précédent. Outre les dépenses spécifiques, il existe des déductions générales auxquelles vous pouvez avoir droit : formations, promotion, ouvrages professionnels… Plus vous connaissez les possibilités, plus vous maximisez votre avantage fiscal. - Évaluez l’intérêt d’opter pour les frais professionnels forfaitaires
Dans votre déclaration fiscale, vous pouvez choisir entre déclarer les frais réels ou opter pour un forfait. Les frais forfaitaires sont un pourcentage fixe de vos revenus, sans justificatifs à fournir. Si vos frais réels sont limités, cela peut s’avérer avantageux ! Calculez ce qui vous convient le mieux.
💡 Vous voulez en savoir plus sur la marge brute et nette ? Alors, lisez notre article « Comment calculer votre marge bénéficiaire ».
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