Envie de démarrer une activité complémentaire ?

Vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour prendre votre décision en toute sérénité. Une activité complémentaire, ou side hustle en anglais, consiste à exercer une activité indépendante en parallèle de votre emploi principal. Cette activité peut vous apporter un revenu supplémentaire, vous permettre de tester si l’entrepreneuriat vous convient, ou encore vous permettre de développer de nouvelles compétences.

Une activité complémentaire offre une grande flexibilité et de nombreuses opportunités. Découvrez ici les différentes possibilités, les démarches formelles pour vous lancer en tant qu’indépendant à titre complémentaire et les conditions à remplir.

Qu’est-ce qu’une activité complémentaire ?

Une activité complémentaire est une activité indépendante que vous exercez en plus de votre emploi principal salarié. Votre revenu principal provient de votre activité principale, tandis que l’activité complémentaire vient compléter ce revenu. Il est important que votre activité complémentaire ne concurrence pas directement les activités de votre employeur.

La différence entre une activité principale et une activité complémentaire concerne principalement la fiscalité. En tant qu’indépendant à titre complémentaire, vous payez beaucoup moins de cotisations sociales que si vous étiez indépendant à titre principal, car vous cotisez déjà via votre emploi salarié.

Indépendant à titre complémentaire

Indépendant à titre principal

Protection sociale

Par le biais de votre activité principale en tant que salarié ou fonctionnaire.

Vous devez vous en charger vous-même.

Cotisations sociales

Dépend du revenu issu de l’activité complémentaire : dès que vous gagnez plus de 1 865,45 € par an, vous êtes redevable de cotisations sociales. Le montant minimum s’élève à 98,52 € par trimestre.

Dépend de vos revenus. Le minimum est de 890,51 € par trimestre, quel que soit votre revenu.

Protection supplémentaire

Non, sauf si votre revenu dépasse 16 861,46 € après 3 ans. Dans ce cas, vous payez autant de cotisations sociales qu’un indépendant à titre principal et pouvez bénéficier d’une protection supplémentaire.

Oui, par exemple via la PLCI (Pension Libre Complémentaire pour Indépendants), l’EIP (Engagement Individuel de Pension) ou la CPTI (Convention de Pension pour Travailleurs Indépendants).

En ce qui concerne les démarches de création, il n’existe aucune différence. Vous devez notamment disposer d’un numéro d’entreprise et d’un numéro de TVA. L’affiliation à une caisse d’assurances sociales est également obligatoire. Vous trouverez plus d’informations à ce sujet plus loin dans cet article : en savoir plus sur les démarches à suivre. Les conditions pour lancer une activité complémentaire

Pour lancer une activité complémentaire, il convient de remplir certaines conditions. Les principales sont :

  • Vous travaillez au moins à mi-temps en tant que salarié dans le secteur privé.
  • Vous êtes fonctionnaire à mi-temps minimum : au moins 8 mois ou 200 jours par an.
  • En tant qu’enseignant nommé à titre définitif, vous devez prester au moins 60 % d’un horaire complet. Si vous n’êtes pas nommé, vous devez prester au moins 50 % d’un horaire complet.
  • Vous percevez un revenu de remplacement tout en conservant vos droits à la pension : indemnité d’incapacité de travail, allocations de chômage dans le cadre du système « Tremplinindépendants » ou allocations pour un crédit-temps à temps plein. Veuillez toujours vérifier les conditions spécifiques et strictes applicables à votre situation !

Travailler à mi-temps signifie…

Que vous disposez d’un contrat de travail à temps partiel dans le secteur privé. Si le temps plein dans votre entreprise est de 38 heures par semaine, vous travaillez en moyenne 19 heures par semaine. Dans cet exemple, cela représente 235 heures effectives par trimestre. Les jours de congé et autres journées rémunérées sont également pris en compte.

Pour les enseignants non nommés, il existe une particularité : la « rémunération différée » durant les mois d’été, calculée sur la base des prestations de l’année scolaire écoulée. Pendant l’été, vous restez indépendant à titre complémentaire si vous avez travaillé au moins à mi-temps durant l’année scolaire précédente. Nous vous recommandons de consulter l’ONEM pour vérifier votre situation spécifique.

Pour les enseignants nommés à titre définitif, la réglementation est très stricte. La condition minimale de 60 % correspond à 282 heures par trimestre sur une base de 38 heures par semaine. Si vous travaillez moins de 60 %, vous serez automatiquement considéré comme indépendant à titre principal. Toutefois, vous pouvez demander une assimilation à une activité complémentaire auprès de votre caisse d’assurances sociales. Sous certaines conditions, vous pouvez ainsi bénéficier d’une dispense ou d’une réduction de cotisations sociales.

Il n’est jamais trop tard pour commencer

Si, après votre carrière de fonctionnaire, salarié ou indépendant, vous envisagez de lancer une activité complémentaire, prenez en considération votre âge.

  1. Vous n’avez pas encore 65 ans

Si vous avez moins de 65 ans mais que vous justifiez de 45 années de carrière, vous pouvez gagner un revenucomplémentaire sans limite. Si votre carrière ne totalise pas 45 ans, un plafond annuel de revenus s’applique.

  • Enfants à charge : plafond annuel de revenus en tant qu’indépendant : 11 820 €.
  • Sans enfants à charge : plafond annuel de revenus en tant qu’indépendant : 7 880 €.

Vos cotisations sociales sont automatiquement adaptées. Si vous dépassez ce plafond, votre pension légale sera diminuée. Si vos revenus excèdent de plus de la moitié la limite maximale, vous perdez même l’entièreté de votre pension légale. Vous paierez en outre des cotisations sociales comme un indépendant à titre principal.

  1. Vous avez plus de 65 ans

Si vous percevez une pension de retraite, vous pouvez gagnerun revenu complémentaire sans limite à partir du 1er janvier de l’année de vos 65 ans. Votre pension légale n’est jamais affectée, quel que soit votre revenu complémentaire.

En cas de pension de survie, d’autres règles s’appliquent. Vos revenus doivent alors être limités à :

  • 27 685 €, si vous avez des enfants à charge.
  • 22 760 €, si vous n’avez pas d’enfants à charge.

Là aussi, si vous dépassez le plafond annuel de revenus, votre pension légale sera réduite. Si vous doublez ce montant, vous perdez votre pension légale. Vous payez également des cotisations sociales comme tout indépendant à titre principal.

Des indépendants à titre complémentaire dans de nombreux secteurs

En principe, vous pouvez exercer toute activité en tant qu’indépendant à titre complémentaire, pour autant qu’elle ne concurrence pas votre employeur. Bon nombre d’entrepreneurs commencent par une activité complémentaire avant de passer à une activité principale. C’est le cas, par exemple, pour :

  • Les professions créatives comme les graphistes, rédacteurs, photographes ou musiciens.
  • Les entrepreneurs ayant des compétences techniques, tels que les développeurs de logiciels ou les experts IT.
  • Les spécialistes du marketing, comme les community managers ou les experts en campagnes publicitaires.
  • Les influenceurs ou créateurs de contenu.

Quelles compétences sont nécessaires ?

En plus de votre expertise et expérience dans les activités que vous souhaitez exercer, certaines compétences sont essentielles pour réussir en tant qu’entrepreneur. La gestion du temps est un atout précieux, non seulement parce que vous gérez votre entreprise en parallèle de votre activité principale, mais aussi parce que vous menez des projets de A à Z.

Des connaissances en finances et gestion administrative sont indispensables pour les débutants. Disposez au moins de notions de base en comptabilité afin de bien gérer vos dépenses et vos recettes. Vous pouvez également faire appel à un expert-comptable pour vous accompagner dans la gestion de vos finances et le respect de vos obligations fiscales.

Pour constituer votre portfolio, les compétences en marketing et réseautage sont incontournables. Il est important de savoir vous vendre, ainsi que vos produits et services, afin de développer votre activité. Parallèlement, vous devrez affûter vos compétences en communication, essentielles pour assurer une bonne collaboration avec vos clients et partenaires.

Les avantages et inconvénients d’une activité complémentaire

En plus des conditions et possibilités, il est important de peser les avantages et inconvénients liés au lancement d’une activité complémentaire.

Les avantages d’une activité complémentaire

  • Revenu supplémentaire en plus de votre salaire principal.
  • Liberté de choisir le temps que vous consacrez à votre activité complémentaire.
  • Moins de pression financière grâce à la sécurité de votre revenu principal.
  • Opportunité d’acquérir de l’expérience et d’expérimenter l’entrepreneuriat.
  • Possibilité de transformer vos centres d’intérêt en source de revenus sans changer complètement de carrière.

Les inconvénients d’une activité complémentaire

  • La combinaison d’une activité complémentaire et d’un emploi à temps plein demande beaucoup de temps.
  • Outre vos activités indépendantes, vous devez également gérer la comptabilité et le volet administratif.
  • Vous devez respecter diverses obligations légales, telles que le paiement des cotisations sociales.

Lancer une activité complémentaire en 5 étapes

Étape 1. Trouver votre niche

Il est essentiel d’éprouver du plaisir et de la satisfaction dans votre activité. Il est tout aussi important de s’assurer qu’il existe une demande sur le marché. Posez-vous donc les questions suivantes :

  • Dans quels domaines excellez-vous ?
  • Qui seront vos clients ?
  • Qui sont vos principaux concurrents ?

Une erreur fréquente chez les débutants consiste à lancer une activité complémentaire de trop grande envergure. Commencez par un petit projet facile à concilier avec votre emploi principal.

Étape 2. Formalités administratives pour débuter

Celles-ci sont identiques à celles requises pour devenir indépendant à titre principal. Les démarches à accomplir dépendent de la forme juridique choisie : entreprise individuelle ou société ?

Quelle que soit votre décision, voici les étapes à suivre pour lancer une entreprise en Belgique :

  1. Inscription à la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE).
  2. Affiliation à une caisse d’assurances sociales.
  3. Obtention de votre numéro d’entreprise.
  4. Activation de votre numéro de TVA.
  5. Ouverture d’un compte bancaire professionnel (non obligatoire mais vivement conseillé).

Dans certains cas, il est également nécessaire de souscrire des assurances spécifiques, telles que l’assurance responsabilité civile ou des assurances en cybersécurité.

En Belgique, il existe huit guichets d’entreprises agréés pour vous accompagner dans ces démarches administratives. Certains sont liés à une caisse d’assurances sociales. Vous êtes libre de choisir parmi neuf caisses agréées en Belgique.

Étape 3. Élaborer votre business plan

Il est essentiel d’établir un business plan, que vous lanciez une activité complémentaire ou principale. Pour la création d’une SRL ou d’autres formes sociétaires, un plan financier est même obligatoire.

En plus des prévisions financières, des financements, investissements et bilans, le business plan reprend votre mission, votre vision et votre public cible. Cet outil permet de clarifier vos objectifs, votre clientèle et la manière dont vous envisagez de dégager des bénéfices.

Étape 4. Marketing et promotion

Si vous ne communiquez pas sur votre activité, vous n’attirerez aucun client. Pour atteindre les objectifs de votre business plan, il convient de rendre vos activités visibles. Parlez-en à votre entourage et lors d’événements de réseautage.

Le marketing digital est également incontournable. Utilisez les réseaux sociaux, un site web/boutique en ligne ou des blogs sur des plateformes externes pour mettre en avant votre expertise, vos compétences et vos expériences. Vous pouvez ainsi créer votre propre communauté, exploiter les moteurs de recherche et les marketplaces, ou développer votre propre plateforme e-commerce pour la vente.

Étape 5. Choisir les bons outils

Il n’est pas toujours nécessaire de sous-traiter certaines tâches à d’autres entrepreneurs. Il existe une multitude de solutions logicielles pour faciliter votre vie d’indépendant à titre complémentaire.

Le coût de lancement d’une activité complémentaire

Lancer une activité complémentaire n’est pas gratuit. Les obligations administratives engendrent des coûts. Par ailleurs, vous devrez également payer des cotisations sociales et des impôts après le démarrage.

Le coût dépend aussi de la forme juridique choisie. L’entreprise individuelle est la forme la plus simple sur le plan administratif. Viennent ensuite la SNC ou la SComm, deux formes sociétaires à responsabilité illimitée. Pour créer une SRL ou une SA, il est nécessaire de passer devant notaire, ce qui augmente considérablement le coût.

Quels que soient le statut ou la forme juridique choisis, voici les principaux frais à prévoir :

Votre inscription à la Banque-Carrefour des Entreprises

Vous en aurez pour 105,50 €. En échange, vous obtenez votre numéro d’entreprise, utilisé par les instances publiques pour vous identifier. Ce numéro doit figurer sur tous vos documents officiels.

L’activation de votre numéro de TVA

Cette démarche coûte 60 €. Certaines petites entreprises (dont le chiffre d’affaires est inférieur à 25 000 € par an) sont exemptées de TVA. Elles doivent toutefois disposer d’un numéro de TVA. Elles ne facturent pas la TVA à leurs clients, ne peuvent pas la récupérer et ne doivent pas introduire de déclaration TVA.

Ouvrir un compte bancaire professionnel

Le coût dépend de la banque choisie, chaque établissement appliquant ses propres tarifs pour les comptes professionnels.

Cotisations sociales

En tant qu’indépendant à titre complémentaire, vous n’acquérez pas de droits sociaux supplémentaires, ceux-ci étant déjà couverts par votre activité principale. Vous devez néanmoins payer des cotisations sociales : 20,5 % de vos revenus complémentaires, en plus de votre salaire de salarié.

Comme il est difficile d’estimer votre chiffre d’affaires annuel lors du lancement, vous pouvez opter pour la cotisation forfaitaire minimale de 85,65 €, correspondant à un revenu annuel de 1 621,72 €. Si vous pensez gagner davantage, demandez à votre caisse d’assurances sociales de recalculer vos cotisations.

Ce que vous ne payez pas tout de suite sera réclamé ultérieurement par le fisc, une fois votre revenu réel connu (généralement deux ans plus tard). Les trop-perçus vous seront remboursés.

Taxes

Taxes provinciales

Chaque année, vous payez un montant proportionnel à la superficie de votre entreprise. Toute pièce utilisée pour votre activité professionnelle est concernée. Il s’agit donc d’une taxe sur l’établissement, et non sur l’activité. Les sociétés dormantes ou en liquidation y sont également assujetties. Seule la province du Brabant flamand ne prélève pas cette taxe.

Impôt des personnes physiques

Le revenu issu de votre activité complémentaire s’ajoute à vos autres revenus pour le calcul de l’impôt. Vous pouvez donc atteindre une tranche supérieure et payer davantage d’impôts.

Impôt des sociétés

Cet impôt est dû par votre société sur les bénéfices réalisés. Il ne s’applique pas aux entreprises individuelles.

TVA

Si vous n’êtes pas exempté de TVA, vous devrez reverser à l’État, lors de vos déclarations trimestrielles, la TVA facturée à vos clients.

Votre comptable et les assurances

Un comptable n’est pas obligatoire, sauf si vous créez une société telle qu’une SRL. Si vous savez que l’administratif n’est pas votre point fort, il peut être judicieux de recourir à un comptable.

Pour certaines professions, comme celles du secteur de la construction, certaines assurances (notamment en matière de responsabilité) sont obligatoires pour protéger à la fois vous-même et vos clients. Renseignez-vous auprès de votre assureur sur ce qui s’applique à votre situation.

Prêt pour un démarrage en trombe de votre activité complémentaire !

Vous connaissez désormais les conditions, les avantages et les inconvénients, ainsi que les formalités administratives liées au lancement d’une activité complémentaire. Vous disposez donc d’un guide de référence complet pour passer de la théorie à la pratique en toute confiance.

En utilisant dès le début des outils efficaces tels que Teamleader One, vous travaillez de façon efficace et rigoureuse. Cela vous permet non seulement de consacrer plus de temps à vos clients, mais aussi de faciliter la gestion de vos devis et factures, que ce soit par vousmême ou par votre comptable.

Vous êtes indépendant ?

Teamleader One est le logiciel de facturation qu’il vous faut. Émettez et recevez facilement des devis et factures (électroniques) professionnels, gérez vos recettes et dépenses à l’aide s’un seul outil et transmettez le tout à votre comptable en quelques clics. 
 

L’outil idéal pour les indépendants qui n’ont besoin que d’un outil de facturation.

Découvrez Teamleader One
Rien de plus simple ! Essayez maintenant

Articles de blog connexes